Bienvenue sur le blog Entre Ciel et Terre

    Notre univers est un monde d’ombre et de lumière, la couleur n’a que peu d’importance puisqu’un soleil noir l’illumine. Spectres et esprits sont les principaux acteurs, les spectateurs n’ont aucune idée de ce qui se cache derrière le voile, là où commence le royaume des dieux.   
    C’est au royaume des Ombres que nous vous convions par des poèmes et écrits divers. Dans ce monde où la folie rencontre parfois la réalité.
    Lorsque diverses créatures de la Nuit viennent à frapper au seuil de votre porte, possédant toute clé susceptible de venir vous troubler, vous ne trouvez dès lors plus aucun répit. Si d’un monde onirique surgit des fragments de phrases formant un récit, la réalité chuchote son agonie à travers des maux que nulle conscience n’a encore acquise.
     Ténèbres et lumière, reflets d’un soleil aux couleurs issues d’une balade en enfer. La vie passe telle une saison en enfer, printemps, été, automne, nous en sommes suis là, puis l’hivers où tout semble aller plus vite, où le froid gagne les os, signe d’un avenir prometteur. Le rêve devient réalité, Dieu (lequel ?) devient bon, le bien et le mal n’existent plus, nous vous invitons à entrer dans notre univers.

...Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L'âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau !

(
Théophile Gautier)

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Derniers articles parus :

Dimanche 5 novembre 2006 7 05 11 2006 08:18

 

Au cimetière


Connaissez-vous la blanche tombe
Où flotte avec un son plaintif
L'ombre d'un if ?
Sur l'if, une pâle colombe,
Triste et seule, au soleil couchant,
Chante son chant :

Un air maladivement tendre,
A la fois charmant et fatal,
Qui vous fait mal,
Et qu'on voudrait toujours entendre,
Un air, comme en soupire aux cieux
L'ange amoureux.

On dirait que l'âme éveillée
Pleure sous terre à l'unisson
De la chanson,
Et du malheur d'être oubliée
Se plaint dans un roucoulement
Bien doucement,

Sur les ailes de la musique
On sent lentement revenir
Un souvenir,
Une ombre, une forme angélique
Passe dans un rayon tremblant,
En voile blanc.

Les belles de nuit, demi-closes,
Jettent leur parfum faible et doux
Autour de vous,
Et le fantôme aux molles poses
Murmure en vous tendant les bras
"Tu reviendras !"

Oh ! Jamais plus, près de la tombe,
Je n'irai quand descend le soir
Au manteau noir,
Écouter la pâle colombe
Chanter sur la pointe de l'if
Son chant plaintif !

Théophile Gautier,
La Comédie de la Mort (1838)

Par Elizabeth & Istvan - Publié dans : Nouvelles & Poésie
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 11 2006 11:42
Marquis de Sade

La Philosophie dans le boudoir
ou
Les instituteurs immoraux

DIALOGUES
Destinés à l'éducation des jeunes Demoiselles

Aux Libertins

Voluptueux de tous les âges et de tous les sexes, c'est à vous seuls que j'offre cet ouvrage: nourrissez-vous de ses principes, ils favorisent vos passions, et ces passions, dont de froids et plats moralistes vous effraient, ne sont que les moyens que la nature emploie pour faire parvenir l'homme aux vues qu'elles a sur lui; n'écoutez que ces passions délicieuses; leur organe est le seul qui doive vous conduire au bonheur.
    Femmes lubriques, que la voluptueuse Saint-Ange soit votre modèle; méprisez, à son exemple, tout ce qui contrarie les lois divines du plaisir qui l'enchaînèrent toute sa vie.
    Jeunes filles trop longtemps contenues dans les liens absurdes et dangereux d'une vertu fantastique et d'une religion dégoûtante, imitez l'ardente Eugénie; détruisez, foulez aux pieds, avec autant de rapidité qu'elle, tous les préceptes ridicules inculqués par d'imbéciles parents.
    Et vous, aimables débauchés, vous qui, depuis votre jeunesse, n'avez plus d'autres freins que vos désirs et d'autres lois que vos caprices, que le cynique Dolmancé vous serve d'exemple; allez aussi loin que lui, si ,comme lui, vous voulez parcourir toutes les routes de fleurs que la lubricité vous prépare; convainquez-vous à son école que ce n'est qu'en étendant la sphère de vos goûts et de ses fantaisies, que ce n'est qu'en sacrifiant tout à la volupté, que le malheureux individu connu sous le nom d'homme, et jeté malgré lui sur ce triste univers, peut réussir à semer quelques roses sur les épines de la vie.

Lire "La philosophie dans le boudoir" sur le site Sade-écrivain

Par Elizabeth & Istvan - Publié dans : Le Marquis de Sade
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~ « Presque autant que l'amour la haine m'a menti :
J'ai bu toute la mer des larmes infécondes.
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Dans le sommeil sacré que je sois englouti ! » (Leconte De Lisle)
~ L'étrangeté est le condiment nécessaire à toute beauté. (Charles Baudelaire)
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