Bienvenue sur le blog Entre Ciel et Terre

    Notre univers est un monde d’ombre et de lumière, la couleur n’a que peu d’importance puisqu’un soleil noir l’illumine. Spectres et esprits sont les principaux acteurs, les spectateurs n’ont aucune idée de ce qui se cache derrière le voile, là où commence le royaume des dieux.   
    C’est au royaume des Ombres que nous vous convions par des poèmes et écrits divers. Dans ce monde où la folie rencontre parfois la réalité.
    Lorsque diverses créatures de la Nuit viennent à frapper au seuil de votre porte, possédant toute clé susceptible de venir vous troubler, vous ne trouvez dès lors plus aucun répit. Si d’un monde onirique surgit des fragments de phrases formant un récit, la réalité chuchote son agonie à travers des maux que nulle conscience n’a encore acquise.
     Ténèbres et lumière, reflets d’un soleil aux couleurs issues d’une balade en enfer. La vie passe telle une saison en enfer, printemps, été, automne, nous en sommes suis là, puis l’hivers où tout semble aller plus vite, où le froid gagne les os, signe d’un avenir prometteur. Le rêve devient réalité, Dieu (lequel ?) devient bon, le bien et le mal n’existent plus, nous vous invitons à entrer dans notre univers.

...Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L'âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau !

(
Théophile Gautier)

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Derniers articles parus :

Mardi 28 novembre 2006 2 28 11 2006 08:11

Elle était belle, si la Nuit
Qui dort dans la sombre chapelle
Où Michel-Ange a fait son lit,
Immobile peut être belle.

Elle était bonne, s'il suffit
Qu'en passant la main s'ouvre et donne,
Sans que Dieu n'ait rien vu, rien dit,
Si l'or sans pitié fait l'aumône.

Elle pensait, si le vain bruit
D'une voix douce et cadencée,
Comme le ruisseau qui gémit
Peut faire croire à la pensée.

Elle priait, si deux beaux yeux,
Tantôt s'attachant à la terre,
Tantôt se levant vers les cieux,
Peuvent s'appeler la Prière.

Elle aurait souri, si la fleur
Qui ne s'est point épanouie
Pouvait s'ouvrir à la fraîcheur
Du vent qui passe et qui l'oublie.

Elle aurait pleuré si sa main,
Sur son coeur froidement posée,
Eût jamais, dans l'argile humain,
Senti la céleste rosée.

Elle aurait aimé, si l'orgueil
Pareil à la lampe inutile
Qu'on allume près d'un cercueil,
N'eût veillé sur son coeur stérile.

Elle est morte, et n'a point vécu.
Elle faisait semblant de vivre.
De ses mains est tombé le livre
Dans lequel elle n'a rien lu.

Alfred de Musset

Par Elizabeth & Istvan - Publié dans : Nouvelles & Poésie
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 11 2006 07:37

Le mystérieux pays de Nod, désertique contrée aux milles facettes, des chemins jonchés de ronces et de visions nocturnes plus terrifiantes les unes que les autres. Voici le pays des Démons où la Reine règne sur ce désert peuplé de légendes. Pays sans retour possible vers la réalité.
 
Un vent chaud et sec souffle sur ce désert où marcha Caïn conduit par une main invisible. Lilith le dirigea jusqu’à la demeure sacrée, celle où il vit le jour pour la deuxième fois. Caïn, fils de Satan et d’Ève rencontra la Reine des Démons, Lilith la rebelle qui s’opposa à l’homme dès les origines, le reçu.

Caïn connu les voluptés du sang et des corps torturés par le désir, purifié par le feu du désert et le sang chaud des victimes, il s’unit à Lilith. Lui qui versa le premier sang fut transformé par cette liqueur âcre et douce au palais. Il connu mille plaisirs avec sa reine qui, pour la première fois, accepta le désir de l’homme.

Au désert s’épanouie la rose à la vigueur du serpent,
Comme jadis au jardin des délices.
Caïn se blottit en Lilith, union interdite
Mais combien délicieuse.

Désert aride arrosé par tant de divine jouissance,
Les roses de la nuit s’épanouirent entre les rochers
Nouvel espoir pour les damnés.
Du couple infernal renaissait le désert.

La lune se nantit de son étoile
Symbole des Enfers.
Les amants interdis seront toujours
L’espoir du renouveau.

Nul œil ne peut apercevoir les Démons parcourir le pays de Nod, seuls ceux qui bravent les lois humaines peuvent discerner les prémices de la purification par le feu et le sang, par la jouissance d’un nouveau Caïn et d’une nouvelle Lilith. Comprenne qui pourra…

La Rose attend la rosée sacrée du serpent pour s’épanouir à nouveau. De deux êtres damnés dont la pureté fait bien défaut au paradis.

© Istvan de Souabe

Par Istvan de Souabe - Publié dans : Le Bal des Damnés (Istvan de Souabe)
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