Il y a bien longtemps
Il y a bien longtemps
Il y a bien longtemps je fis du Chaos mon univers pensant.
De Dieu je reniai même le nom,
Car rien n’est comparable aux divines Ténèbres.
Écoutez comme le son du cor est doux à l’oreille du damné,
Sonnant sa condamnation au jugement dernier.
Je préférai alors la douce inconnue,
Son corps plus merveilleux que celui de la Madone,
Me mène au paradis sensuel de l’extase sans limite.
Mon esprit consume ce corps au feu du désir interdit,
Par les flammes de l’enfer tant de fois renouvelé.
Me jugez-vous infâme ? C’est tant mieux !
Je vous méprise, vous, les vivants !
Car de la mort vous craignez le courroux,
Par la violence sortira votre esprit,
Rejoignant ainsi la longue cohorte des lâches !
Istvan de Souabe